L'allocution "officieuse" de l'ANACR..

 

 26 Aout 2026 : l'ANACR ne peut pas parler pendant 

la cérémonie officielle de la libération, de la ville de La Seyne. 

Donc, elle parle..après !!

La video de l'intervention. 

 
 
 
Le texte de l'allocution 

Il y a donc tout juste  82 ans, notre ville était libérée grâce à  l’action conjuguée de deux forces :

Tout d’abord, les militaires de l’armée B du général de Lattre de Tassigny débarquée le 16 août 1944 au Lavandou, qui comptait 250 000 personnes, dont 5 000 auxiliaires féminines. Elle était composée de membres des Forces Françaises Libres, de pieds noirs et, majoritairement, d’hommes venus des colonies françaises de l’époque ( Maghreb, Afrique noire, Antilles, Polynésie, Madagascar, Indochine, Liban, Syrie ).

Ce sont d’ailleurs des tirailleurs algériens qui ont libéré La Seyne et, aujourd’hui, qui sait, côtoyons-nous peut-être leurs descendants sans le savoir…

 La deuxième force, ce sont les résistants :

Le réseau F2 dont les précieux renseignements  permirent aux alliés de connaître les emplacements des positions de défense et l’état des forces ennemies.

Rappelons que ce réseau avait été dirigé par le capitaine de vaisseau Jacques Trolley de Prévaux jusqu’en mars 1944. Dénoncé et arrêté ainsi que son épouse Lotka, torturés, ils seront fusillés tous les deux, sans avoir parlé, à Bron, près de Lyon, le 19 août 1944 peu avant la libération de la ville. La Préparation Militaire Marine de La Seyne porte son nom.

Ce sont aussi les résistants des maquis et ceux des villes qui ouvrirent le chemin, épaulèrent et guidèrent les troupes alliées, leur permettant de libérer la côte jusqu’à Marseille en moins de 15 jours, soit avec trois semaines d’avance sur le calendrier prévu. Leur aide et leur efficacité seront unanimement reconnues et louées aussi bien par le commandement Français que le commandement Américain dans plusieurs communiqués.

La Résistance à La Seyne, ce sont aussi les jeunes ouvriers du Chantier Naval, où la répression a commencé dès Octobre 1940,  qui refusent le S.T.O. avec l’aide du sous directeur français M.Vaissière, ceux qui reconstituent la C.G.T. clandestine et ceux qui sabotent les bâtiments de guerre qui devaient être livrés à la Marine allemande ou encore ceux qui font grève ou manifestent face aux mitrailleuses.

Sans oublier les femmes anonymes qui  défilent dans les rues pour protester contre les restrictions alimentaires ou qui confectionnent des colis apportés aux résistants emprisonnés à Saint Roch à Toulon ou internés au camp de Chibron près de Signes.

La résistance seynoise ce sont aussi ceux dont les noms figurent sur les plaques de nos rues morts loin de chez eux : Robert Brun, Honoré d'Estienne d'Orves, Georges Fornoni, Jean Marie Fritz, Aimé Genoud, Jean Ghibaudo, Henri Lefèvre, Gabriel Péri, Auguste Plane, Louis Rouvier, Charles Tournier, abattus par les soldats allemands, ou encore Esprit Armando, René Carmille, Alexandre Ghibaudo, Henri Guillaume, Jean Baptiste Ivaldi, Jean marie Pascal, Joseph Santéri, morts en déportation, Paul Hubidos abattu à bord de son avion au-dessus de Rouen.

Souvenons-nous  enfin que les trois premiers maires de La Seyne après la guerre étaient des résistants : Le docteur Jean Sauvet de 1945 à 1947, messieurs Toussaint Merle de 1947 à 1969, et Philippe Giovannini de 1969 à 1978, tous deux communistes.

Tous faisaient partie de cette population ouvrière à qui a été dédiée la Croix de guerre avec étoile de vermeil que notre ville a reçue en 1948.

Je ne voudrais pas terminer sans citer le général de Gaulle qui disait, lors d’une allocution le 23 avril 1968 : «  Pourrions-nous accepter que nos cimetières où se mêlent les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude ? Le souvenir ! C’est non seulement un pieux hommage rendu aux morts mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants. »

 

 

Libération de Six Fours :l'ANACR présente à la commémoration

 25 Aout 2026 : l'ANACR participe à la commémoration.

Dépôt de gerbe avec Jeanne VAÏSSE  et Claude MAJASTRE

 


 





 

 

Lettre du Président départemental de l'ANACR ( Gérard ESTRAGON) au maire de La Seyne

Monsieur le Maire de la Seyne.

Je tenais de vous faire part de mon étonnement au sujet de votre décision à ne pas laisser s’exprimer et participer activement aux cérémonies de la Libération notre Comité Seynois de l ANACR et amies-is de l ANACR.

 Je me permets de vous rappeler que c’est une des dernières associations mémorielles attachée au souvenir vivant de la Résistance ayant une audience nationale et il faudrait, en bon démocrate, plutôt soutenir ses actions que la priver de parole !

 Les multiples activités du comité de la Seyne prouvent leur action et leur engagement non seulement pour le souvenir mais également pour la nécessaire  défense  des valeurs attachées à l esprit de la Résistance qui sont toujours d’actualité : Oh Combien !

Mon étonnement est d’autant plus fort que votre cité a eu à sa tête deux maires M Giovanini Philippe maire de 1973 à 1979 et  M Toussant Merle maire de 1947 à 1969  authentiques résistants engagés  dans la libération de notre pays et de votre ville.

J’estime Monsieur le Maire que l’association qui défend depuis des décennies la mémoire de la Resistance avait toute sa place dans cette cérémonie de la Libération de la Seyne : Aux côtés des forces alliées débarquées le 15 aout il y avait des résistants et des résistantes Seynois-es libérant votre cité.

 Le but de notre association est d’entretenir ce souvenir depuis près de 70 ans, je pense que notre juste place dans cette commémoration allait de soi.

Persuadé Monsieur le Maire qu’il ne peut s’agir que d’une erreur d’appréciation, j’espère que   dans l’avenir vous aurez à cœur de donner toute sa place à notre vaillant comité seynois dont notre comité départemental 83 est très fier.

Respectueuses et républicaines salutations.

DR Gérard Estragon Président départemental de l’ANACR 83

L'ANACR à nouveau interdite de parole....

 

Une fois de plus, le comité local de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance) ne pourra pas prendre la parole pour la commémoration de la Libération de notre ville,  La Seyne Sur Mer !
Alors que depuis une trentaine d’années, sous les municipalités de gauche ou de droite (celle d’Arthur Paecht) le Comité local pouvait s’exprimer, cette prise de parole a été interdite dès la deuxième année du mandat de Nathalie Bicais.

Pendant quatre ans, donc, interdiction.

Pour la commémoration du 27 Mai, anniversaire de la création du CNR ! (Journée Nationale de la Résistance), la présidente ne pouvait lire que le message national de l’association, ne pouvant pas, ainsi, citer les résistants seynois morts pour la France et leur rendre hommage.

Ensuite, élection de M. Jo Minniti, suite à la condamnation de Mme Bicais, qui laisse l’ANACR prendre la parole le 26 Aout ! 

Et cette année, pour le 27 Mai,  le nouveau maire d’extrême droite laisse à son tour l’ANACR prendre la parole, aux mêmes conditions.

Mais donc, pour le 26 Août, retour aux sources (lesquelles ?), l’ANACR est à nouveau priée….de se taire au prétexte qu’il y aurait trop d’interventions.

Cette année, donc, après avoir été prévue dans le déroulement communiqué le 27 juillet, un message du service du protocole daté du 12 août annule notre allocution ce qui, une fois de plus nous empêche de rappeler le rôle essentiel de la résistance locale dans la libération de notre ville et de la Provence en général. Rôle unanimement reconnu et salué par les états majors Français et américains.

Nous aurons quand même le droit de déposer une gerbe aux Monuments aux Morts lors de la cérémonie !

Cérémonie à laquelle nous invitons les adhérent(e)s, les sympathisants, les amis, à participer avec  l’ANACR, dans le respect et la dignité.

En espérant que l’an prochain la situation sera revenue à la normale, et donc que  les organisations de résistance pourront parler de la Résistance ! 

NB : Vous trouverez ici , dés le 27 Aout le texte que l'ANACR n'a pas pu prononcer  

Conférence : le rôle de la Résistance dans le débarquement de Provence

Samedi 6 juin, à l’initiative de HPS (Histoire et Patrimoine Seynois), Bernard ARGIOLAS, Président de l’ ASLAM (Association des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne) a eu lieu une conférence sur le Débarquement de Provence.

Le débarquement souvent « oublié » car il coïncide avec la libération de Paris (du 19 au 25 Aout 1944).

Devant une salle pleine, la conférence a permis de mettre en évidence le rôle important joué par la Résistance dans ce débarquement. Et celui évidemment joué par l’armée française « reconstituée », avec des Pieds Noirs, des troupes coloniales (algériens, marocains, tunisiens, malgaches, indochinois sénégalais, et même des éléments des comptoirs de l’inde).

Le rôle des résistants a été donc largement évoqué par Bernard ARGIOLAS, et a été mis également en évidence par l’intervention de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance), qui participait  à la manifestation. Grâce donc à la présentation de vidéos consacrées à deux personnalités très fortes de notre ville : le docteur Paul RAYBAUD et André SALVETTI, dit « Tacade » (en provençal, tacade = costaud). Aujourd’hui disparus, mais qui grâce à ces vidéos des « Relais de la Mémoire », chaine Dailymotion de Paule Giloux et Richard Aguado, sont toujours présents.

Bravo aux trois associations qui se sont associées pour ce moment important.




 
 

 

Chaine vidéo des "Relais de la Mémoire"

https://www.dailymotion.com/user/les-relais-de-la-memoire

 

 


Les collégiens de La Seyne sur le plateau de Signes

 

Vendredi 22 mai 2026, les classes de 3eA et 3eB de M. Bourgois et Mme Clavery (enseignants d’Histoire-Géographie) du collège Paul Eluard de La Seyne-sur Mer ont pu s'immerger dans l'histoire de la Résistance varoise durant la Seconde Guerre mondiale à travers la visite de trois sites mémoriels majeurs situés sur la plateau de Signes.

Leur parcours a débuté à la ferme de la Limate, lieu tragique où dix maquisards furent fusillés par l'armée allemande le 2 janvier 1944. Après un rappel historique, les élèves ont déposé une gerbe et respecté une minute de silence en leur mémoire. 

 


  

Le groupe s'est ensuite dirigé vers la bergerie de Siou Blanc, qui avait rassemblé 400 résistants au moment du débarquement de Normandie le 6 juin 1944. Tout près de là, ils ont pu se recueillir devant la stèle rendant hommage aux troupes coloniales, actrices clés du débarquement de Provence (15 août 1944) et de la libération de la région toulonnaise.

 

La journée s'est achevée par la visite de la nécropole nationale de Signes, nichée au fond d’un vallon, où 38 résistants ont perdu la vie entre juillet et août 1944. 

 


 

Après la lecture de plusieurs biographies par les collégiens, un dernier temps de recueillement a eu lieu autour de l'autel de la clairière, honorant ces héros morts pour la France.

 

 

 

L'allocution "officieuse" de l'ANACR..

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