Allocution du 26 août 2017.

 

Allocution du 26 août 2017.

 

26 août 1944 : après pratiquement 5 ans de guerre et 1 an et 9 mois d’occupation La Seyne est enfin libérée. Les  2ème et 4ème escadrons du Régiment d’Infanterie du Maroc et le 2ème bataillon du 4ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, composantes de la 1ère Armée commandée par le général de Lattre de Tassigny entrent dans la ville guidés et épaulés par les résistants.

Le 27 le contre amiral Ruhfus et les soldats allemands présents sur notre territoire se rendent.

Les seynois qui avaient fui la cité vont pouvoir

rentrer chez eux. Ils vont trouver une ville meurtrie qui a payé un lourd tribut au conflit qui se termine. Les bombardements alliés et les mines allemandes ont détruit ou endommagé 63 % des constructions. Les quais et le chantier naval sont dévastés à l’exception du pont sauvé in extremis par des résistants.

Tous, hélas, ne retrouveront pas leurs familles : les victimes civiles des bombardements et du drame de l’émissaire commun, les 3 policiers abattus par les Allemands le 21 août et les résistants seynois de souche ou d’adoption qui ont donné leur vie pour défendre notre liberté et les valeurs de notre République.

Ces seynois étaient partis se battre ailleurs dès l’invasion du pays. Vous connaissez leurs noms puisqu’ils figurent sur les plaques de nos rues mais peut-être ne savez-vous pas le sort qui leur a été réservé. C’est pourquoi il est bon de le rappeler ici : par ordre alphabétique Robert Brun, Honoré d’Estienne d’Orves, Georges Fornoni, Jean-Marie Fritz, Aimé Genoud, Jean Ghibaudo, Henri Lefèvre, Gabriel Péri, Auguste Plane, Louis Rouvier, Charles Tournier tombés sous les balles allemandes ; Esprit Armando, le général René Carmille, Alexandre Ghibaudo, Henri Guillaume, Jean-Baptiste Ivaldi, Jean-Marie Pascal, Joseph Santéri morts en déportation ; Paul Hubidos abattu à bord de son avion au-dessus de Rouen.

D’autres seynoises et seynois ont choisi de rester et ont refusé de se soumettre : tracts, caches d’armes, manifestations, sabotages… Ces femmes et ces hommes anonymes, membres des FTPF, de l’AS, de la CGT ou du réseau de renseignements F2, ont permis à La Seyne d’obtenir la Médaille Militaire avec croix de vermeil qui figure sur son blason.

Tous sont l’honneur de notre ville.

Comme eux, ne capitulons pas.

Comme eux sachons défendre nos droits et les acquis sociaux que nous devons au Conseil National de la Résistance.

Comme eux soyons vigilants pour déceler les germes d’une nouvelle tragédie et indignons-nous contre les injustices.

Que leur exemple nous aide à « résister au présent », selon un mot de Lucie Aubrac, et leur combat n’aura pas été vain. 

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